La valorisation d’une maison renvoie à la notion de marché… qui lui même renvoie aux notions d’offres et de demandes. La valeur vénale – autrement appelée valeur de marché – est un juste prix à un instant t et dans des conditions normales de libre marché. Elle est estimée grâce à différentes méthodes que nous aurons l’occasion dans un prochain article de décrire. Elle repose sur un ensemble de critères quantitatifs et qualitatifs portant à la fois sur le bien et son environnement (localisation). Le point sur quelques exemples de facteurs entrant en compte dans la valeur d’une maison.

L’emplacement : le critère principal de la valorisation ?

Les experts en valeur vénale immobilière ont coutume à dire que l’emplacement est le premier critère de la valorisation d’un bien immobilier. Certains en plaisantent même. Pour ceux là, le second critère de valorisation est aussi l’emplacement tout comme le troisième. Vous avez compris l’idée ? Cela met en évidence un fait : il existe des endroits bien plus recherchés que d’autres et cela favorise des prix élevés – et de fait des valeurs – dans ces secteurs géographiques. Parmi les facteurs appréciés dans l’environnement d’une maison : des services de proximité, des zones d’activités professionnelles accessibles rapidement, un logement bien desservi en transport en commun et en route, avec une belle vue, une exposition idéale au soleil, du calme, etc.

La taille du logement : le prix au m² diminuerait avec la superficie du bien

Généralement le prix au mètre carré d’un bien immobilier a tendance à décroître lorsque sa surface augmente. Ainsi, par exemple, le prix au mètre carré d’un studio sera plus important qu’un trois pièces situé dans le même immeuble qui sera à son tour plus haut que le prix d’un 5 pièces. Bien évidemment, des exceptions existent et la valorisation doit tenir compte d’autres facteurs comme notamment la distribution des pièces ou encore l’agencement visant à permettre une optimisation de l’espace.

L’époque de construction et la qualité du bien immobilier

Plus un bien immobilier est ancien et plus il a tendance à se dégrader au fil du temps sauf si un entretien régulier est réalisé. L’époque de construction est un indice permettant d’apprécier l’état technique du bâtiment. Elle permet également de comprendre les dispositions constructives envisagées en terme de structure, d’isolation, de système électrique de couverture ou encore d’équipement (chauffage, plomberie, sanitaires, etc.). L’appréciation de la qualité des matériaux utilisés est essentiel dans le cas de la valorisation d’un immeuble. Ils permettent de caractériser le standing de ce dernier. La valeur d’un immeuble (ou d’un appartement en son sein) datant des années 60 – qui est “dans son jus” – ne sera pas la même qu’un immeuble récent respectant les principes constructifs de la RT2012 par exemple.

Les équipements et particularités du logement

Au delà des critères quantitatifs et qualitatifs du logement ( emplacement taille nombre de pièces principales, etc.) Chaque prestation supplémentaire pourra impacter la valeur du bien. Ce sera le cas par exemple de la présence d’un balcon d’une terrasse d’un jardin d’une piscine d’un garage un parking ou encore une cuisine aménagée. La valeur d’un logement équipée d’une suite parentale comprenant une salle de bain et un dressing n’est pas la même que celle d’un logement équivalent mais agencé avec moins de particularités appréciées du grand public. Dans le sud de la France la plupart des maisons sont équipées de piscine. Ainsi celle qui n’en dispose pas voit généralement leur valeur fortement impactée négativement. Mais là encore, les équipements et particularités du logement doivent être mis en balance relativement à l’emplacement. Exemple : on ne valorise pas de la même manière un beau balcon en zone urbaine qu’une beau balcon en zone rurale.

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